L’irrationnel, facteur de risque ou de succès d’une réorganisation

 

Qu’on se le dise : l’entreprise a beau avoir de superbes organigrammes, processus et outils, elle est constituée d’êtres humains, dotés de raison, mais aussi d’affect et d’émotions !

 

Même si les collaborateurs sont de très bons professionnels, alignés avec le projet d’entreprise et à l’aise avec le cadre qui leur est donné, ils ne sont pas pour autant des ordinateurs sur pattes et parfois, la goutte d'eau fait déborder le vase...

Tout un chacun a besoin de temps pour absorber les changements, une vie à côté qui peut plus ou moins bien se passer, plus ou moins impacter sa vie professionnelle, une relation avec ses collègues, chefs, équipes, qui peut être ébranlée par une réorganisation.


L’être humain est ainsi fait qu’il absorbe, jusqu’à un certain point…


Pour certains, il faudra peu de changement pour être déstabilisés, pour d’autres, la goutte d’eau viendra bien plus tard, voire jamais. Ces phénomènes de questionnement, de malaise, de colère parfois, ont bel et bien lieu, que le sujet soit abordé ou pas par l’employeur.

La plupart du temps, il suffit d’attendre que les étapes de deuil du passé opère. Mais pour une partie des collaborateurs, le processus de transition est "bloqué" : ils restent dans leurs peurs, leur opposition, leur tristesse, leur indécision.

L’entreprise peut choisir de laisser faire, mais elle peut ainsi perdre des talents, laisser s’installer une mauvaise ambiance souvent contagieuse ou encore créer le terrain de futurs risques psychosociaux, … Ou elle peut choisir d'accompagner les quelques salariés bloqués en chemin.

 

Dans tous les cas, mieux vaut ne pas sous-estimer cette part d’inattendu qui peut parfois tout autant surprendre le salarié que l’employeur !
 

 

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